Calais, quelque part en France

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Connaissez-vous Calais ?

Port français, au nord, où il fait un temps du nord…

On nous parle souvent des chtis, de leur chaleur, de leur accueil. On a même fait un film. Un film drôle. Les chtis… vous vous souvenez ?

Les gens du Nord chantait Enrico Macias…

Calais c’et la dentelle aussi. Cette douce dentelle si fine, si délicate…

Les Bourgeois de Calais sculptés par Rodin exprimant toute la souffrance humaine dans des visages usés…aujourd’hui, ce sont les expulsés qui la portent.

Pour ces migrants en attente d’expulsion, voilà ce qu’on apprend :

« Depuis la fermeture du centre de la Croix-Rouge de Sangatte en 2002, les migrants tentant de rejoindre le Royaume-Uni ont fait leurs propres habitations de fortune dans et autour de la ville.

Cela a donné lieu à un harcèlement policier régulier et soutenu, se soldant par des expulsions violentes. Actuellement, il y a six camps – ou jungles – connus, une usine et une maison squattées, accueillant au total environ 1 200 personnes, venant principalement du Soudan, d’Afghanistan, de Syrie, d’Érythrée et d’Éthiopie.

Les autorités ont informé les habitants des jungles et squats qu’ils doivent « déménager » sur un site qui est une ancienne décharge, fait de zones humides et situé à environ 7 km en dehors de Calais, ou faire face à des expulsions forcées une fois de plus. Peu d’entre eux considèrent cela comme un choix. Le site lui-même manque de toute installation pour la vie quotidienne, et va créer un ghetto de personnes qui, actuellement, vivent dans leurs propres communautés organisées. Cette perspective soulève ainsi des craintes parmi eux de conflits entre communautés. D’autre part, cela va déplacer les migrants dans une zone hors de la ville contrôlée par la mafia. Ce nouveau campement apparaît donc comme une étape supplémentaire vers l’apartheid des migrants hors de la ville et hors de la vue, au cœur de l’Europe. » (Passeurs d’hospitalités https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2015/03/31/communique-contre-les-expulsions/)

Pas de dentelles pour les migrants. On les plonge dans la boue, les poubelles, pas que celles de l’histoire !

Comment écrire l’ignoble ?… pour le dictionnaire, c’est ce qui n’est pas noble, de basse naissance. Ce qui crée la répulsion. L’étranger en France et à Calais demeure une menace. L’étranger n’a plus de nom, plus d’identité. Faiblesse des mots.

Qui a remis les clés à l’inhumain ? Rodin sculpterait-il encore cette défaite de la « douce France, cher pays de mon enfance » ?

Où est Calais ? En France. Parler des valeurs de la République dans un pays que l’argent rend fou… n’a vraiment aucun sens.

« Il est tombé comme s’il ne distinguait pas ses bourreaux et si léger, il m’ a semblé, que le moindre souffle de vent eût dû le soulever de terre. » René Char.

Il ne faut plus se taire.

En lisant Ida ou le délire, 1973 Gallimard

d’Hélène Bessette…

Ida n’aime pas la bienveillance

« Alors elle se tait

Tout au plus elle rit

pour masquer la colère montante » p.27

Théologie rationnelle

Il y a une théologie rationnelle. Très nombreux en sont les livres, textes, arguments, dans toutes les traditions.

Qu’il y ait une Foi rationnelle est un débat pour tous.

Il n’y a pas et il ne peut pas y avoir de théocratie rationnelle.

Il y a une théologie rationnelle. ‘Dieu’ est une hypothèse nécessaire en philosophie, par conséquent il y a une théologie rationnelle. La philosophie est fille historique de la théologie : il y a au moins une théologie rationnelle : la philosophie, le discours de sagesse qui traite de l’idée de Dieu comme d’une hypothèse nécessaire, qui éclaire le concept de Dieu, l’ « objet ‘Dieu’ », quel qu’il soit, qu’il soit objet ou pas, qu’il existe ou qu’il n’existe pas.

Un discours éclairé qui traite de « Qui ou quoi, Dieu ? » et de toutes autres questions-là autour… Dieu sait qu’il y en a !

Il y a une théologie irrationnelle : la théologie qui consiste en des discours se disant « dans le « sentiment de Dieu » ».

Des discours qui se disent tenus « dans le sentiment de Dieu » ne peuvent pas être des discours rationnels, par conséquent il est impossible que la théologie qui s’appuie sur ces discours soit rationnelle. L’expression « dans le sentiment de Dieu » ne fait pas référence à quelque chose que la rationalité des définitions et l’universalité des dictionnaires rende clair, de la même façon et pour tous, autrement que « grosso modo ». Or il ne peut pas y avoir de grosso modo dans la définition de Dieu : elle est bien trop exigeante, chaque détail, en son temps de précision, est plus important que tous les autres. Il n’y a pas de grosso modo dans la définition de Dieu, au contraire, tous les modes y sont fins et précis, par conséquent de l’ensemble de ces considérations, le discours dit « dans le sentiment de Dieu » ne peut pas être reçu comme rationnel.

Cela ne dit pas que « écrire ou dire dans le sentiment de Dieu » soit impossible, pas du tout. Un théologien peut parfaitement soutenir que « écrire ou dire dans le sentiment de Dieu » est possible. S’agissant d’un prédicat individuel, de qualia, disent aujourd’hui les philosophes analytiques, que ce « sentiment de Dieu » qu’ont connu Paul deTarse, Augustin d’Hippone, Hildegarde von Bingen, Simone Weil, Ette Hillsum, entre autres nombreux et nombreuses, il est impossible de le nier, par conséquent il y a une possibilité logique. Il y a possibilité d’un débat et de fait il y a débat.

La possibilité d’un discours tenu « dans le sentiment de Dieu » n’est pas du tout certaine, mais fait débat. C’est le même débat que celui sur la possibilité de la Foi. Ou que celui sur l’existence de Dieu. C’est un débat. Ce débat ne peut être tranché, semble-t-il, sauf disparition du monde tel que nous le connaissons. Si nous pouvions trancher en raison dans un sens ou dans un autre la question de l’existence de Dieu, le monde tel que nous le connaissons s’effondrerait. Qu’il y ait débat et qu’il soit impossible de trancher ce débat dans le monde tel que nous le connaissons, est une condition de possibilité du monde tel que nous le connaissons. Le monde entier tel que nous le connaissons s’effondrerait si ce débat était tranché.

Du débat sur la question de la définition de Dieu, Aristote avait autrefois parfaitement immobilisé le moteur.

Ainsi quelques autres, le rallumant, l’éteignant, en changeant le principe moteur, dans le cours de l’histoire de la philosophie, chacun connaît Anselme, Descartes et Spinoza, Kant et Hume, Brentano…

Dans les Modernes, Spinoza a spécialement bien réussi l’exercice. A bien voir que le spinozisme, aujourd’hui, est une doctrine philosophique, qui s’appuie sur de belles pensées (toutes entières déduites d’une belle pensée unique et féconde, satisfaisante pour soi et par soi, comme dit certain habitus existentiel), pas une religion impliquant une Foi. Une doctrine, joyeuse très élaborée, efficiente, très vraie, satisfaisant aux réquisits des constructions logiques de l’époque. Une élaboration rationnelle. C’est une doctrine théologique. Ce n’est pas une religion. Ce n’est pas un discours qui se revendique tenu dans le sentiment de Dieu, il n’y a pas d’ « adeptes » du spinozisme, ou fort mal éclairés. Il y a des penseurs qui pensent que la définition spinozienne de Dieu est cohérente avec l’interprétation rationnelle donnée par Spinoza quant à la question de Dieu et du monde. Cela ne fait ni calotte, ni robe, ni turban.

La définition brentanienne de Dieu ressemble à une introduction de la définition de Dieu de Spinoza dans la définition de Dieu d’Aristote.

La suite de la présentation de la distinction ternaire que j’ai introduite est très simple.

La véritable théologie est rationnelle. Que la Foi soit rationnelle est en débat.

Et en revanche, il n’y a pas et il n’y a pas de possibilité de théocratie rationnelle.

Seul le gouvernement laïc est rationnel car il ne fait référence à aucun imaginaire. Le gouvernement laïque des affaires des hommes (la République) ne craint pas du tout les représentations en raison que les faits réels (avérés aux yeux de tous sans qu’il soit besoin de faire intervenir une croyance) sont la seule base de son action, ce ​qui est la définition même de​

l’action civile. Les affaires civiles ne souffrent pas les représentations. Pour la République, la crainte (respectivement : l’adulation) des représentations ou des images (​chez certains croyants des religions du Livre lesquels varient selon les époques, les terres, le moment de leur vie…) est irrationnelle, par conséquent – mais de nombreuses autres prémisses convergent vers cette même conclusion – il n’y a pas de théocratie rationnelle.

Bernard Desroches 23 01 2015

Note politique :

Par suite, un travail (politique, citoyen) serait de revoir avec beaucoup de soin, et quoi qu’il en coûte, les liens de la République avec les théocraties existantes, a fortiori auto-proclamées. Cette recommandation vaut sans doute pour tous les groupes politiques en charge d’affaires économiques, industrielles, financières, culturelles dont sportives, médiatiques de journaux ou de réseaux sociaux comme pour les mouvements citoyens (politiques) qui se préoccupent du bien-être de « l’être social » (Lukacs).

LES FOUS QUI TIENNENT LE MANCHE

Publié le par GOS

Les fous qui tiennent le manche ne sont pas ceux que l’on croit : à de très rares exceptions près, ce ne sont ni les pilotes d’avion ni les capitaines de navires ni les conducteurs de train. Tant mieux pour les passagers, même si le fait est que les institutions en charge de ces métiers n’y sont apparemment pas pour grand-chose.

Il suffit en effet, à l’occasion désolante de ce crash volontaire dans les alpes, d’écouter attentivement ce qu’en disent les intervenants pour mesurer l’absence totale de toute prévention de ce type de catastrophes, provoquées de temps à autres par un malheureux devenu fou furieux.

C’est que, n’en déplaise aux gens sérieux et raisonnables qui nous gouvernent et nous expliquent bien tout  et causent dans le poste, la folie, aujourd’hui comme depuis toujours, ne se repère, ne se dépiste, ne se diagnostique,  que lorsqu’elle se manifeste  par un passage à l’acte, et donc :  TROP TARD !

Sauf à ce que ces malades mentaux soient pris en charge avant le  passage à l’acte, qu’ils aient provoqué un trouble relativement bénin ou qu’ils soient venus d’eux-mêmes demander secours, et soient hospitalisés en milieu psychiatrique pour, comme on aime à le dire « leur propre sécurité ».

Précisons ici sans attendre que la folie ne se soigne pas : les médicaments érigés en panacée par le lamentable DSM V, ne traitent – mal – que les symptômes, donc dans l’après-coup,  et ouvrent sur des traitements et un suivi très longs voire à vie.

Ce DSM,  livre de  recettes obligatoires listant la mauvaise cuisine d’une psychiatrie réduite au traitement médicamenteux  ne « soigne » en effet que les symptômes de la folie: ces médicaments puissants et toxiques  en diminuent, avec un succès inégal, les manifestations, au prix d’un ensevelissement de la personne sous le poids de leurs drogues silencieusement violentes.

Sur ce point, elles atteignent leur but qui n’est ni de soigner ni même de soulager mais d’étouffer chez les malades mentaux, au prix de leur souffrance muette,  toute manifestation susceptible de causer un trouble à l’Ordre Public, sous quelque forme que ce soit.

Reste l’essentiel, qui est soigneusement tu par les autorités en tous genres, que la folie déstabilise au point d’en venir à la réprimer pénalement depuis la loi scélérate de Sarkozy en 2011 –  que les gouvernements socialistes se sont bien gardés d’abroger :

Nous sommes encore moins capables de prévoir et de  prévenir la folie que de la guérir !

Au temps pour tous les préposés à l’enfumage généralisé, médecins, dirigeants de compagnies aériennes, syndicats de pilotes de ligne et médias confondus qui tentent de rassurer les chaumières en nous faisant  accroire que des tests psychotechniques sont capables de déceler quoique ce soit d’autre que des capacités – techniques !-  suffisantes ou non à exercer tel ou tel métier difficile.

Quant à la psychiatrie, la messe est dite. N’importe quel médecin généraliste est en situation de « traiter » les malades mentaux en appliquant strictement les procédures diagnostiques et les traitements correspondants, méthodiquement classés dans le DSM.

Parce qu’elle n’est plus une discipline de recherche depuis cinquante ans,  parce que, après son abandon de la référence psychanalytique et de la thérapie relationnelle, elle s’est elle-même réduite aux drogues et à un rôle d’auxiliaire de l’ordre public, la psychiatrie n’existe plus en France, où elle semblait s’être réfugiée en dernier ressort contre le scientisme dominant le monde.

Ainsi, aucune discipline, aucune médecine, aucun moyen scientifique n’est à ce jour en état de prévenir le passage à l’acte d’une personne jugée en capacité technique de remplir des fonctions potentiellement dangereuses.

Alors même que la technologie contemporaine dote n’importe quel individu y ayant accès de pouvoirs de destructions dantesques, rien ne nous permet d’affirmer que celui-là ne va pas prendre soudain, un gros coup de fatigue.

C’est ennuyeux car enfin, à voir le monde tel qu’il est et tel qu’il va, nous serions sans doute quelques-uns désireux de nous assurer que les puissants qui nous gouvernent et tiennent vraiment  le manche sont eux, tout à fait sains d’esprit.

:http://www.silvagni.fr/2015/03/27/les-fous-qui-tiennent-le-manche/ou sur Médiaparthttp://blogs.mediapart.fr/blog/silvagni/270315/les-fous-qui-tiennent-le-manche

Gilles Olivier SILVAGNI

avec son aimable autorisation

Méréologie météorologique de la recherche

Les réseaux sociaux de la recherche, que sont-ils ? Que font-ils ? Sont-ils accessibles à la raison critique instrumentale ?

Parmi les réseaux sociaux, les plus connus ne sont pas les réseaux sociaux de la recherche. Academia et Research Gate sont deux d’entre eux. Ils rassemblent chacun plusieurs millions de chercheurs, de tous pays abritant université, savants ou candides, patentés ou auto-proclamés, institutionnels ou indépendants. Les communiqués sont dotés de tout un appareillage sophistiqué de logiciels de mise en relation : mise en relation d’un contenu avec une famille d’autres contenus, le travail se fait sur des groupes de données qualificatives, il y a des croisements, des préconisations, des assemblages, des comptages, des statistiques, des esquisses de champs sémantiques, bref.

Il devrait être possible de faire de la recherche sur les réseaux sociaux de la recherche un sujet de recherche.

On connaît naturellement le soupçon légitime qu’il y a devant de telles problématiques ‘enchâssées’, en tant qu’elles se rapprochent du raisonnement par récurrence et du mauvais infini. Pour autant, les plus récentes questions posées sur le forum américain « Research Gate » donnent à réfléchir, même si l’échantillon des questions ci-dessous n’a aucune prétention scientifique. Il n’est même pas aléatoire. C’est un ‘échantillon’, comme il y en a une infinité (nombrable) d’autres. Mais il fait connaître quelque chose de la nature de l’être social du réseau social de la recherche comme de l’être social de la recherche elle-même.

« Quelle est l’utilité de l’idée de Wittgenstein de ‘Familienähnlichkeit’ dans la construction narrative ? » est une question posée par un assistant de recherche d’une université de Kuala-Lumpur. C’est une question spécialisée, mais elle fait réfléchir à Wiitgenstein comme à un structuraliste, ce qui n’est pas fréquent.

« Le nihilisme occidental est-il le résultat de la réduction des symboles de l’Occident que sont la dignité humaine et la vertu à la consommation de slogans ? » est une question posée par un philosophe pharmacien de l’université de Satakunta, en Finlande (probablement ensuite des attentats criminels du 11 février en tant que les excès occidentaux de tout type font partie de l’ensemble des phénomènes qui radicalisent les actes).

« Au Chili en 2012, une loi a été votée sur les droits et devoirs du patient (médical) et de sa famille. Connaissez-vous de telles lois ailleurs dans le monde ? » est une question posée par un chargé de soins palliatifs à l’université pontificale du Vatican. Je ne commente pas.

« A quoi la structure de la conscience éveillée ressemble-t-elle ? » est une question posée par Sunshine University, séjour des chanceux chercheurs australiens. Question ‘tendance’, dans les pays anglo-saxons, surtout aux USA, où le nombre de publications de recherches sur ce qu’est l’esprit, sur le plan analytique, est considérable. Voir par exemple les travaux récents de Galen Strawson « Quotational Higher-Order Thought Theory” (à paraître aux Philosophical Studies). Que la conscience éveillée ait une structure de nature à nous apprendre quelque chose sur son éveil n’est pas en soi étonnant. Mais qu’en est-il au plan éthique ? Quid de l’instrument qui éveille ? Si l’homme éveillé est un instrument qui éveille le fait-il sans biais au plan éthique ? Ou bien la question de l’éveil considérée par l’œil philosophique (l’œil de Minerve) est-elle indépendante, sans incidence sur la réalité même de l’éveil ?

« Quelle est votre conception de la compréhension de l’intentionnalité et de l’intention au cours de l’évolution ? »

est une vaste question de recherche posée par une Professeure Honoraire de l’Université de Lausanne.

« Quelle serait votre définition de la République des Lettres au 21ème siècle ? », question posée par une archéologue de l’université Mc Gill à Montréal, à laquelle on enverrait bien que la définition de la République des Lettres ne varie pas d’un siècle à l’autre.

« Qu’est-ce que la méréologie perceptuelle ? » est une question posée par un chercheur indépendant très influent (185 publications) homme de marketing et de communication dans une université privée de Boston, donc un homme riche, apparemment, probablement, certainement. La méréologie perceptuelle sert surtout, c’est certain, à faire de l’argent.

« What is mind ? » est la question posée par un Indien (des Indes) introuvable sur internet… La question est prégnante, comme on voit.

« Quelle relation y a t il entre les mathématiques et les concepts de base dans la théorie physique ? » est une question difficile posée par un philosophe professionnel c’est-à-dire un professeur de philosophie de la Temple University à Philadelphie, qui dit en substance que cette question lui est venue à l’esprit en lisant la citation d’Einstein :

« Fundamental ideas play the most essential role in forming a physical theory. Books on physics are full of complicated mathematical formulae. But thought and ideas, not formulae, are the beginning of every physical theory. The ideas must later take the mathematical form of quantitative theory, to make possible the comparison with experiment. >>) –Einstein and Infield, 1938, The Evolution of Physics, p. 277)

« Qu’est-ce que la phénoménologie de la loi ? » est la question posée par un professeur émérite d’une université d’Atlanta.

Intéressante question.

« Quelles règles éthiques appliquer lors du traitement d’enfants en dehors de la présence de leurs parents dans des cas d’intervention médicale ou chirurgicale d’urgence ailleurs que dans leur propre pays » est la préoccupation d’un médecin sans frontières.

« Quand la logique ternaire remplacera-t-elle la logique binaire ? » est la grande question posée par le vice-directeur de l’Ecole Normale Supérieure de l’université Hassan II de Casablanca et cela a l’air de lui faire bien du souci.

« Quelqu’un peut-il suggérer de bons livres sur le concept de dignité, premièrement dans une perspective sociologique ? » est une question posé par une thésarde en anthropologie et en sociologie politique de Sidney, que j’ai renvoyée à « La distinction » de Bourdieu et au concept boltanskien de ‘précariat’ (pour le nouveau prolétariat).

Le terme « recherche » est un terme passionnant. Quête en français, quest, query en anglais, quiero, qui veut également dire « je t’aime, te désire », ou « je te cherche, en espagnol, par élision du complément d’objet direct.

Question dans de nombreuses langues, la recherche est tissée de questions qui n’éludent en rien leur objet.

Bernard Desroches

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