Cinéma

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Supprimer Le Policier – Cinéma | 08/04/2012 à 18h31

Au début c’est l’effort, la puissance, la faiblesse n’est pas acceptée. Univers viril de la police anti-terroriste poussé à la caricature. On y exclut les faibles (ainsi le plus faible des policiers atteint d’une tumeur est-il jeté à l’eau et celui qui va s’accuser d’un meurtre qu’il n’ a pas commis), les femmes sont considérées comme des objets de plaisir ou des mères reproductrices…en même temps cette virilité est tournée en dérision. De la même façon les « terroristes » mis en scène dans le film sont des enfants de bonne famille, incapables de trouver une motivation réelle à leur vie et se proclament révolutionnaires d’une cause qu’ils n’arrivent pas à cerner. C’est ainsi que la jeune révolutionnaire construit un texte militant en inversant les mots d’un poème célèbre… Défaut de sens dans la gratuité de la violence. On cherche des héros dans ce monde vide. Un film israélien qui montre qu’une fois évacués les thèmes traditionnels de la shoah et de la Palestine, il ne reste rien.Israël n’a pas d’autre projet que se protéger…Du coup c’est l’absurdité, la chute…au mouvement ascendant du début du film ( montée en vélo, le policier porte sa femme dans les escaliers, soulève sa mère sur la chaise pour fêter son anniversaire….) correspond un mouvement descendant qui s’achève dans la contemplation des corps morts à la fin du film et surtout le mouvement du regard du policier qui à la fin contemple la jeune fille mourante.Regard perdu, …sa puissance devient impuissance.

Supprimer Nana – Cinéma | 15/04/2012 à 19h12

nous flottons entre le temps distendu de l’instant, et la tentation de la répétition du quotidien, ce temps d’un monde clos et rassurant. Le monde du quotidien est répétition des mêmes gestes mécaniques….dans cette ferme on élève des cochons sans réfléchir à ses états d’âme…puisque les cochons seront saignés et mangés. Nana c’est la vie avec tous ses risques ;…comme le rappelle la fille à son père(il faut achever la clôture lui écrit-elle en rouge). Les êtres humains franchissent les clôtures, les obstacles: hymne à la liberté? Vivre c »est affronter le risque de l’ouverture sur le champ des possibles….c’est cette liberté que découvre Nana..le risque de l’instant et de la contingence.Le risque de vivre, risque que sa mère refuse. La mère répète et l’enfant innove dans la répétition. un film métaphysique qui interroge le sens de la vie, prise entre répétition et création.

 

Supprimer Que serait “Hunger Games” sans Jennifer Lawrence ? – Cinéma | 10/04/2012 à 10h14

un film est plus qu’un ensemble de moyens et j’ai aimé ce film. Je n’ai pas lu le roman et d’ailleurs la littérature et le cinéma possèdent leur monde propre.Le cinéma n’est pas là pour servir d’illustration au texte. Il y a quelque chose de narratif dans le film qui fonctionne, du sens ( ce pays despotique a déjà été traité dans 1984 ou Le Meilleur des MOndes…), une quête de valeurs humanistes (amitié, solidarité, …) qui a la force de ne pas être si manichéen que cela…Tout le monde s’interroge, même Big Brother qui s’il nous tourne le dos à la fin du film est peut-être face à sa propre impuissance…et ne sait plus quelle attitude adopter. Quant à l’héroïne elle oscille entre le désir de gloire et le désir de justice…le monde pavé de bonnes intentions est tout aussi glissant que l’autre. C’est ainsi que la solidarité s’efface avec soulagement après le tirage au sort des « tributs »…Un film qui interroge l’individualisme dans sa tentation égoïste… L’héroïne triomphe parce qu’elle a saisi les règles sociales, ce que n’a pas saisi la jeune Rue qui de ce fait va mourir…Elle a compris la puissance de la communication. Elle ruse avec mais elle va en ce sens… un film sombre sur la toute puissance de la communication et l’absence de véritable dialogue. N’oublions pas que l’héroïne ne sait pas parler comme elle le répète à plusieurs reprises…elle agit dans un monde où il n’y a plus place pour l’introspection ou la réflexion.

Le temps dure longtemps – Cinéma | 21/04/2012 à 10h19

très beau film sur le douloureux et lent travail du deuil, l’image et le son deviennent mémoire de l’indicible douleur. Beaucoup de silence dans ce film pour exprimer une douleur, la mort d’un individu, d’un peuple…Philosopher c’est apprendre à mourir? Ahmet a arrêté la philo…il préfère le cinéma, la poésie…Sumru aime les chants élégiaques et la poésie. De la philo retenons Aristote et sa définition cathartique de la tragédie…elle est à l’oeuvre dans ce film. La mort c’est le risque de l’oubli (ainsi un des personnages ignore qui est Lénine, ce qui dans le film introduit un intermède comique qui soulage l’insoutenable tragédie qu’est la mort). Contre l’oubli, l’image – étymologiquement le cadavre..qui donne corps et présence à l’absence. une lente méditation sur le cinéma…

Supprimer Elena – Cinéma | 28/03/2012 à 15h00

Mais cet amour ne protège pas l’enfant de la chute à l’image du nourrisson qui a la fin du film se relève au risque de tomber. Cet amour ne permet qu’une seule chose, donner du sens à la vie de la mère, qui n’habite plus depuis longtemps le territoire de la femme. Pour Elena la fille de Vladimir ne peut être que stérile ou prostituée puisqu’elle n’a pas d’enfant..D’ailleurs Sonia avoue elle-même ne boire et se droguer que le weekend …elle ne sait pas où elle va.. Un monde en perte de sens, à la dérive qui ne sait plus où aller….Elena se raccroche à la figure de la mère dans un monde où cette figure n’existe plus comme le montre le personnage inversé d’Elena, sa belle-fille…. Résistance passéiste, nostalgique de la part d’Elena ou désespoir face à un monde sans espoir ? Figure du courage peut-être…une Mère Courage qui rassemble autour d’elle les ruines pour…personne ne le sait, sauf peut-être l’enfant qui à la fin du film tente de se redresser…et de marcher vers son avenir….fin

 

Supprimer Elena – Cinéma | 28/03/2012 à 15h00

Où est la morale dans Eléna ? Où est Dieu ? Elle oublie de se couvrir la tête quand elle va à l’Eglise, signe probable d’une faible conviction religieuse.Elle tue un homme au passé donjuanesque qui semble peu attaché à elle, de même qu’elle lui est peu attachée.La morale ? il n’y en a pas dans ce film. Elle profitera de son crime et continuera l’entretien d’un fils qui se laisse entretenir, motivé seulement par la bière, les jeux vidéos, l’argent et le sexe…il a oublié de grandir, plus copain avec son fils que père exerçant son autorité… L’amour est inexistant au même titre que la morale. L’argent ne cesse de circuler dans le film, nouvelle violence plus insidieuse que celle qui se manifeste physiquement à un moment du film lorsque Sacha se bat dans la boue. Certes cette dernière violence est visible, elle laisse des marques sur le visage. Mais celle de l’argent est pire car cachée comme les liasses de billets dans le coffre-fort de Vladimir. L’amour ? il y a cependant celui d’Iréna pour son fils et ses petits fils, un amour sacrificiel, presque rédempteur. Celui de Vladimir pour sa fille Sonia… Pourtant ce don de soi n’est accompagné d’aucun retour. Pur don de la part d’Eléna. Monnayé par l’héritage dans le cas de Vladimir…une chose est sûre : l’amour maternel est plus fort que la morale, plus fort que la foi en Dieu. Cet amour est prêt à tous les renoncements de soi. (suite …;

 

Supprimer Bellflower – Cinéma | 28/03/2012 à 14h57

es adultes sont absents de ce film, sauf à un moment…pour appeler la police, quand il est trop tard. Des jeunes qui sont victimes du syndrome « MadMax »,incapables d’agir dans le monde des adultes… Ils boivent, mangent des grillons crus pour gagner de l’argent: . Il y a recherche de protection dans le monde du rêve qui très vite sombre dans la démesure. Grandir fait peur, fait mal. Le héros se protège avec une barbe mais le contact avec le reel – symbolisé par Milly – fait mal…notre héros ne cesse de prendre des coups dont il ne se relève pas; la douceur est éphémère…L’amour n’est pas rédempteur. Une sorte de Emma Bovary notre héros qui confondait la vie avec les séries roses qu’elle lisait…Milly le sait et quand elle lui fait la lecture d’un livre cela n’a rien à voir avec l’amour. C’est le plaisir du sexe qu’elle lui narre. Le réel ce n’est pas l’héroïsme. Le réel tue l’amour. Le réel c’est aussi l’ennui, la souffrance. Le malheur de Woodrow c’est qu’il croit au bonheur et à l’amour, comme il croit à l’honneur et à l’héroïsme: Milly lui rappelle qu’il n’y a que sexe, plaisir et lâcheté. Vivre pour elle c’est d’abord survivre… il cherche du sens…mais se prépare pour la fin du monde avec Medusa…la tête de Meduse dans le mythe pétrifiait qui la regardait…et en outre c’est une mère (mother medusa). la fin du monde c’est le non-sens, la déception… seul le film construit une narration, donne du sens.à la vie. Eloge du cinéma? ces jeunes se font leur cinéma….

 

Supprimer El Chino – Cinéma | 28/03/2012 à 14h59

Un film sur les rencontres..Et la difficulté de toutes les rencontres. Un film aussi sur le passé et sa difficile acceptation. Un film qui joue avec les images : de l’image la plus quotidienne et la plus terne à l’image la plus stéréotypée (la promenade amoureuse dans un décor chinois digne d’un tableau, la scène finale où Roberto s’en va retrouver celle qu’il aime, dans un lieu hors du temps et de l’espace, une petite maison dans la prairie…) Là où est la force du film c’est qu’il surprend toujours là où on ne l’y attend pas. La vache tombe du ciel t brise le décor et donne le ton du film…D’ailleurs la vache surgit toujours inopinément dans le film et annonce à chaque fois un impossible qui devient réel… La vache est un personnage à part entière…Il y a un tableau de Chagall et Franz Marc par exemple sur ce thème de la vache.. Ce film nous y renvoie. Franz Marc est à l origine du Blaue Reuter, un rassemblement de peintres d’avant-garde, à l’origine de la peinture abstraite. Marc Chagall: Son œuvre, sans se rattacher à aucune école, présente des caractéristiques du surréalisme et du néo-primitivisme. Inspirée par la tradition juive,) La vache dans le film rappelle la force créative et artistique du cinéma….et nous renvoie aussi au Chien andalou de Bunuel. Nouveau Manifeste surréaliste? La Ménagerie de verre de Tenessee Williams n’est cependant pas loin, conférant au film une dynamique sociale.;.

 

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