le respect de la vie par les médecins

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Jean-François « JFMA » Moreau Président-Fondateur at ACADÉMIE DES SCIENCES, ARTS ET TECHNOLOGIES DE L’IMAGERIE MÉDICALE (ACSATIM)

Je ne comprends pas pourquoi le respect de la vie par les médecins serait le monopole des intégristes catholiques, comme je l’entends dire souvent, notamment sur FranceInter ce matin.

Il appartient à l’Académie des Sciences Morales et Politiques voire l’Institut de France de définir ce qu’est la Vie et l’état de Mort sur des paramètres tenant compte des progrès de la biologie et des technologies d’assistance. Dans tous les pays du monde, à ce que je sache, c’est le Politique qui définit la loi et les décrets qui régissent le statut juridique de l’homicide et de la non-assistance à personne en danger. De même que j’ai perçu – comme mes camarades de promotion férus de médecine clinique pondérée – la complexité des problèmes moraux qui allaient se poser à la société par la fièvre de la réanimation poussée aux extrêmes de la folie ou du déraisonnable, notamment en fœtologie, dans les années 60, j’ai toujours refusé que l’on donne au médecin le pouvoir/devoir juridique de tuer les êtres humains.
Que l’on se comprenne bien, dans le cadre de l’exercice quotidien de la médecine clinique, notamment celui des médecins de « famille » que je crois bien connaître pour l’avoir pratiquée en Bretagne quand le « pouvoir médical » était encore considérable, des quantités pharaoniques de paramètre sociaux, affectifs, matériels et autres font de chaque « client » un cas particulier qui peut conduire de la Légion d’honneur à la prison. J’ai trop vécu sur le terrain de sordides affaires où la morale « laïque » ou « religieuse » s’efface devant les affaires d’héritages, de pensions, de haines plus ou moins recuites entre enfants et/ou conjoints… pour légiférer et décréter que le médecin doit être le dernier des responsables de la décision du choix entre la Vie ou la Mort. Il en va des déclarations d’intention comme des testaments, ils sont révisables jusqu’au dernier moment. Il faut déjà avoir été soi-même face à la mort et en être rescapé pour avoir une détermination ferme et définitive. A titre personnel, j’ai publié ma philosophie en ebook chez Librinova (Ulcère cérébral).
Atroce est l’affaire Lambert aussi bien pour ceux qui vivent cette agonie dans leur chair que pour ceux qui sont les spectateurs obligés de ces duels entre une mère et une bru dont les rapports ne sont pas d’une clarté limpide. Ni l’une ni l’autre ne sont les propriétaires d’un être humain adulte au sens biologique. La société moderne a donné, à tort ou à raison mais la loi est la loi, le droit à la femme d’avorter. Par contre, tant l’infanticide que l’homicide, volontaire ou non, sont des crimes. Il y a des facteurs tempérant la culpabilité juridique en définissant et appliquant les « circonstances atténuantes » à chaque cas. Quelle serait la jurisprudence si le médecin X décidait d’exécuter, lui, cet infortuné Mr Lambert? Et si c’était madame bru?
Prof Jean-François Moreau, AIHP, Paris, docteur en médecine de la Faculté de médecine de Rennes

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